Notre réseau

Le réseau de La DSP

Un grand réseau de chaleur public en transformation

Le réseau de chaleur exploité dans le cadre de la délégation de service public dessert aujourd’hui Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine (commune déléguée de Saint-Denis), Stains, L’Île-Saint-Denis et Aubervilliers. Héritier d’une histoire industrielle ancienne, ce réseau n’a cessé d’évoluer pour répondre aux besoins du territoire, tout en accélérant sa transition vers des énergies plus durables.

Long d’environ 85,4 km, il alimente 639 points de livraison, soit près de 70 000 équivalents logements. Il s’agit du deuxième réseau en Ile-de-France après celui de la Ville de Paris. En 2024, 63 % de la chaleur distribuée sur ce réseau provenait déjà d’énergies renouvelables, principalement grâce à la biomasse, complétée désormais par la géothermie et les énergies de récupération.

Le SMIREC, propriétaire des infrastructures, conduit depuis plusieurs années une stratégie de diversification du mix énergétique pour sécuriser l’approvisionnement, maîtriser les coûts dans la durée et réduire l’empreinte carbone du service public de la chaleur.

D’hier à aujourd’hui : une modernisation continue du réseau

Né dans les années 1950 sur le territoire de Saint-Denis et de Pierrefitte-sur-Seine, le réseau s’est progressivement étendu à d’autres communes du territoire. D’abord alimenté par des centrales au charbon et au fioul, il a ensuite connu plusieurs transformations majeures pour accompagner les évolutions urbaines, environnementales et énergétiques.

Une première étape importante a été franchie avec la mise en service de la chaufferie biomasse de Stains en 2011, puis avec celle du Fort de l’Est à Saint-Denis en 2016, qui ont permis au réseau de dépasser les 50 % d’énergies renouvelables.

Depuis, le réseau a poursuivi sa mutation. En 2024, la récupération de chaleur fatale du data center Equinix à Saint-Denis a été mise en service pour alimenter notamment le Centre aquatique olympique et, à terme, la ZAC Plaine Saulnier, avec un objectif de 75 % d’ENR sur ce secteur.

En 2025, une nouvelle étape structurante a été franchie avec l’inauguration de la centrale géothermale de Saint-Denis – Fort de l’Est. Réalisé sous maîtrise d’ouvrage du SMIREC, ce projet associe désormais sur un même site biomasse, géothermie profonde et gaz d’appoint/secours, illustrant la mutation important du réseau pendant les 15 dernières années et sa part élevée d’énergie locale et décarbonée. Parmi les grandes réalisations figurent les 9 km de réseau créés vers Aubervilliers.

Les unités de production :

La biomasse : une énergie renouvelable assurant la base de la production

La biomasse occupe une place centrale dans le mix énergétique du réseau DSP où elles assurent plus de 50% de la production de chaleur. Les chaufferies biomasse du SMIREC fonctionnent à partir de bois énergie et contribuent à l’approvisionnement local en chaleur renouvelable, tout en limitant le recours aux énergies fossiles. En 2024, la biomasse restait la première source renouvelable du réseau.

La chaufferie biomasse de Stains

Mise en service en 2011, la chaufferie biomasse de Stains constitue l’un des piliers historiques de la transition énergétique du réseau. Elle a marqué une première rupture majeure avec les anciennes énergies fossiles. Le SMIREC a par ailleurs lancé en fin d’année 2025 les travaux d’extension de la chaufferie biomasse de Stains, appelé à contribuer à court terme à une hausse de la part d’énergies renouvelables du réseau.

Le site du Fort de l’Est à Saint-Denis

Site historique du réseau, le Fort de l’Est a connu plusieurs transformations successives : charbon, fioul, gaz, cogénération, puis biomasse. Depuis 2025, il accueille aussi une centrale géothermale, faisant de ce site un pôle énergétique majeur du territoire. La nouvelle installation permet une production EnR de 45 000 MWh/an, pour une puissance totale de 18 MW pour la géothermie et les pompes à chaleur.

La géothermie : une nouvelle étape pour le réseau DSP

La géothermie occupe désormais une place croissante dans le réseau DSP. Son déploiement au Fort de l’Est permet de mobiliser une chaleur locale, renouvelable et faiblement carbonée, tout en sécurisant la production sur le long terme. Le projet doit permettre d’éviter environ 7 500 tonnes de CO₂ par an.

Les énergies de récupération

Le réseau se développe aussi grâce à la valorisation de nouvelles sources d’énergie de récupération. Depuis 2024, la chaleur fatale du data center Equinix est injectée dans le réseau pour alimenter plusieurs équipements et opérations d’aménagement. À terme, environ 10 000 MWh pourront être valorisés grâce à ce dispositif. Un autre projet est en cours autour de la valorisation de la chaleur issue de l’usine d’incinération des ordures ménagères du Syctom à Saint-Ouen, avec l’objectif d’augmenter encore significativement la part d’énergies renouvelables du réseau.

Les chaufferies gaz d’appoint et de secours

Le gaz reste mobilisé comme énergie d’appoint et de secours pour garantir la continuité du service en période de forte demande ou lors d’opérations de maintenance.

Les développements du réseau

Le réseau DSP continue d’accompagner les grandes transformations urbaines du territoire. En 2024, 31 opérations d’extension et de raccordement ont été mises en service, représentant une puissance de 9 000 kW. Les travaux ont également porté sur la modernisation du réseau, avec le remplacement de tronçons, d’équipements hydrauliques et d’échangeurs dans les sous-stations.

À Saint-Denis : Pleyel, Plaine Saulnier et les grands équipements

Le réseau accompagne plusieurs opérations structurantes du territoire : le Village des Athlètes, la Tour Pleyel, les Lumières Pleyel, le Centre aquatique olympique et, à terme, les nouveaux quartiers issus de l’héritage des Jeux. Environ 600 000 m² de bâtiments sont désormais ou seront bientôt alimentés par les installations énergétiques créées par le SMIREC sur ce secteur.

Vers un réseau toujours plus renouvelable

Grâce aux investissements engagés sur la géothermie, la biomasse et la récupération de chaleur de l’usine du Syctom à Saint-Ouen, le SMIREC vise désormais une progression vers 75 % d’énergies renouvelables sur le réseau DSP à court terme. Cette trajectoire traduit une ambition claire : proposer un service public de la chaleur plus sobre, plus local, et plus protecteur pour les usagers.

Chiffres clés

  • 85,4 km de réseau
  • 639 points de livraison
  • 70 000 équivalents logements desservis
  • 63 % d’énergies renouvelables en 2024
  • 67 000 tonnes de CO₂ évitées par an

Retrouvez toutes nos informations sur le réseau dans le rapport d'activité 2024 :

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Chiffres clés

85 km

la longueur du réseau

639

sous-stations

70 000

c'est le nombre d'équivalents logements desservis par ce réseau

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